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Drakonym, un JDR où les Dragons vous aident dans les Donjons

Drakonym est un JDR en production chez Crossed Path Press où les PJ forgent chacun un lien avec un dragon.
Source : Crossed Path Press

Drakonym est un JDR en production chez Crossed Path Press où les PJ forgent chacun un lien avec un dragon. La narration dirige l’évolution du personnage et de son compagnon avec des règles uniques pour l’univers d’Akeroth.

La figure du dragon est quasiment indissociable de la fantasy et est présente depuis l’origine des jeux de rôle avec Donjons & Dragons. D’abord l’antagoniste principal donc, cette créature a parfois changé de rôle. À présent, lecteurs, spectateurs et joueurs cherchent parfois à en faire des alliés.

Les dragons dan le lore d’Akeroth : guides et compagnons des aventuriers

C’est tout le principe de ce JDR, Drakonym. Il a pour cadre un univers inédit, Akeroth, dominé jadis par les dragons jusqu’à ce que le Dragonfall arrive. À présent, ces derniers servent de compagnons suivant le Great Vow : chaque PJ a un dragon, il est un reflet du personnage et grandit avec lui.

Avoir un dragon dans Drakonym ne se résume pas à avoir un animal de compagnie. Il n’est ni un atout pour le transport, ni une arme pour le combat. D’ailleurs, dans le lore d’Askeroth, le Great Vow empêche normalement les créatures de se battre. Briser ce vœu demande la volonté de leur cavalier et s’accompagne de conséquences lourdes. Un point que les développeurs ont clairement noté : combattre avec les dragons n’est pas central, juste une possibilité considérée pour le public.

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Le rôle des dragons dans le JDR Drakonym est de suivre la progression de l’arc des personnages en plus d’occasionnellement servir de monture. Les PJ commencent donc avec l’un des huit dragonneaux ou œufs de  dragon au choix. Chacun a des particularités appelés Family Trait. Ils expliquent ses affinités, ainsi que son Dragon Heart, l’ensemble de ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas et ce qui les dirige instinctivement.

Suivre ces directives permet de faire grandir sa créature jusqu’au stade final d’Elder. L’évolution d’un dragon s’accompagne de bonus et de nouvelles options tandis que trahir sa nature peut amener la discorde, la perte de pouvoirs et demande des actions pour aboutir à une réconciliation. Bien que le jeu possède une certaine quantité de crunch donc, son cœur demeure la narration.

Les mécaniques inédites du JDR Drakonym :

Des PJ aux bases classiques, mais avec une évolution narrative dynamique

Le système de Drakonym n’est pas emprunté à un autre JDR. Les créateurs ont opté pour créer un moteur inédit afin de refléter les particularités du monde d’Akeroth et surtout pour mettre en avant la relation qu’ils veulent présenter entre un dragon et son cavalier.

Les PJ vont du niveau 1 au niveau 10, se définissent par 6 attributs et possèdent les classiques races, classes, background et voies. On est ici dans ce qu’il y a de plus classique en termes de fantasy pour les  8 races avec des humains, des elfes, des animaux anthropomorphes,… de même que les 4 classes qui sont finalement les habituels guerrier, mage, clerc et roublard.

C’est la progression en revanche qui rend le PJ plus intéressant. En effet, la voie se choisit au niveau 3 et inclut 20 options comme Berserker ou Ghost. Le jeu insiste quant à son intégration dans l’arc narratif et sa combinaison avec l’une des 4 classes de départ donne un personnage unique.

Drakonym JDR

Drakonym se démarque aussi des autres JDR en rendant le background dynamique. En effet, si d’habitude elle ne représente que la vie du PJ avant de devenir aventurier avec une poignée de bonus, ici il s’agit d’un arbre de compétences. Ainsi, le joueur débloque de nouvelles aptitudes tandis que le personnage approfondit ses occupations. Il peut aussi faire une multi-class de background et passer à un autre pour signifier un changement de métier, par exemple.

La magie est fortement ancrée dans le monde d’Akeroth. Elle vient de 6 sources spécifiques qui déterminent les effets. Si les joueurs peuvent employer les 120 sorts déjà disponibles, ils peuvent aussi créer les leurs. Drakonym propose son propre système de spellcraft et une application pour suivre ses créations.  

La résolution dans le JDR Drakonym : des dés à 6 faces …

Le jeu se joue par un système de pools de d6 et de réussites, comme de nombreux jeux narratifs. Quand la situation l’exige, le joueur additionne 2 attributs pertinents et jette un nombre équivalents de d6. Il compte ensuite les 5 et les 6 en sachant que les 5 comptent pour 1 succès et les 6 pour 2. Le nombre de succès nécessaires dépend de la difficulté : ainsi les actions les plus simples demandent un succès et les plus compliqués quatre.

2 dés au moins qui donnent des 6 constituent donc logiquement un succès en toute circonstance. Ils ont aussi des bénéfices additionnels. Les 1 impactent la qualité des succès : si un personnage réussit son action, mais qu’au moins deux dés affichent un 1 alors le succès s’accompagne d’une complication. La variété de combinaison donne plus de dynamisme qu’une division binaire entre réussite ou échec.

… et des points à dépenser

D’autres mécaniques entourent ce moteur de résolution et donnent un aspect ludique au JDR Drakonym. Ainsi, les PJ possèdent des Hero Points qu’ils peuvent dépenser pour les aider dans leurs jets, tandis le meneur, l’Herald, a des Mark Points pour générer du conflit. Ceux-ci se gagnent quand les joueurs invoquent le Shadow Dice : un d12 qui va modifier en bien ou en mal le résultat d’un jet échoué en dehors des combats.

L’Herald peut avoir jusqu’à 6 Marks. Il doit donc les dépenser afin de pouvoir en gagner d’autres comme en usant les capacités les plus puissantes des boss. Les règles des combats diffèrent des scènes narratives. Pour ces occasions, les PJ ont des Action Points. Ils en gagnent 4 par tour et gardent la moitié des points non dépensés pour pouvoir se préparer à utiliser des capacités plus puissantes plus tard. Tous les jets se font du côté des joueurs et les PV ont laissé la place à un système de gravité de blessures.

Drakonym JDR

Le JDR Drakonym est en financement sur Backerkit à presque 200 000 £. En plus du livret de jeu et du manuel du meneur, il offre aussi un livret pour jouer en solo. Cet ouvrage indépendant propose de nombreux oracles en plus de règles additionnels pour faciliter l’expérience.

Dakonym a aussi de nombreux accessoires, on compte entre autres des cartes pour le système de magie ainsi qu’une panoplie d’outils virtuels dont des modules pour Roll20, Foundry VTT et les autres tables populaires. L’éditeur prévoit de développer l’univers d’Akertoh avec d’autres jeux compatibles avec ce premier titre à l’avenir.

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