Parmi les figures légendaires de Warhammer 40K, Horus tient une place à part par le bouleversement qu’il y a engendré. Premier Primarque découvert, premier à recevoir le titre de Maître de Guerre, il est pourtant aussi celui par qui la plus grande tragédie de l’Imperium est survenue : l’Hérésie d’Horus.
Le lore de WH40K est énormément riche avec des personnages iconiques. Un nom revient cependant très souvent, celui d’Horus et surtout un événement connu comme l’Hérésie d’Horus. Par ses actions, il a failli mener l’Imperium à sa destruction et l’a laissé dans un état de ruine en plus d’avoir renforcé leur ennemi : le Chaos.
La montée du fils préféré de l’Empereur
Comme ses frères, la vie d’Horus commence sur Terra dans les laboratoires de l‘Empereur de Warhammer 40K. Pour arriver à ses fins ambitieuses pour l’Humanité, l’Empereur travaillait avec ses plus proches collaborateurs à la création de ses vingt Primarques. Des êtres surhumains, mélangeant technologie génétique et magie, conçus pour mener les armées de l’Imperium lors de la Grande Croisade.
Mais les plans de l’Empereur allaient se heurter à un imprévu : l’intervention du Chaos. Les 4 Dieux ont usé de leurs pouvoirs afin de disperser les Primarques encore bébés à travers la galaxie. Leur Père lance sa Grande Croisade afin de les retrouver. Il y parvient et volontairement ou non, un à un, les Primarques sont réunis avec leurs Chapitres.
Selon la majorité des récits canons de Warhammer 40K, l’Empereur retrouve Horus en premier. Certains racontent qu’il n’est que le deuxième, après Alpharius qui était caché sur Terra jusqu’à la découverte de son jumeau Omegon. Rien n’est jamais certain avec ces deux Primarques.
Quoiqu’il en soit, selon certaines sources, Horus avait fini sur le monde de Cthonia. Une planète minière située à quelques années lumières à peine de Terra et qui explique que l’Empereur l’aurait retrouvé si vite. Chtonia était un monde brutal, où il apprend la survie, la guerre et la ruse au sein des gangs de techno-barbares. Selon d’autres sources, contrairement à ses frères, Horus revient de lui-même vers son Père et grandit donc aux côtés de l’Empereur pendant des années.
Horus durant la Grande Croisade de Warhammer 40K
L’Empereur place ensuite Horus à la tête de la XVIe Légion de l’Imperium de Warhammer 40K, les Luna Wolves. Le Primarque se démarque dès lors pour ses qualités. À commencer par son charisme. En effet, en dehors de Sanguinus et son apparence angélique, Horus est aisément le plus adoré par le peuple parmi ses frères et il en a d’ailleurs conscience.
Horus combine ce charisme avec un esprit tactique qui en fait un manipulateur d’opinion hors-pair. Certains de ses Astartes s’en rendent compte : il parle volontairement avec un accent similaire à certains groupes de Cthonia pour donner l’impression d’être un natif, il conquiert les mondes et respecte leur culture pour gagner leur loyauté semblent faire de lui l’héritier naturel du Trône. L’Empereur lui laissait souvent les commandes tandis qu’il récupérait les autres Primarques.
Un grand conflit contre les Orks à Ullanor allait marquer l’apogée d’Horus dans le monde de Warhammer 40K. Cette ultime croisade allait permettre à l’Empereur de commencer son grand projet, celui qui nécessitait ses Primarques et que le Chaos avait interrompu des années auparavant. Pour le remplacer à la tête de la Croisade, il nomme le premier Primarque du titre de Maître de Guerre et renomme sa Légion en Sons of Horus. Le père de la XVIe devient le commandant suprême des forces de l’Imperium pendant que l’Empereur retourne sur Terra.
De l’ascension du maître de guerre à la déchéance du Chaos
Mais cette faveur impériale ne fait que creuser le terrain de sa chute. Certains estiment que Horus, encore bébé, avait été infecté par une graine du Chaos qui n’attendait qu’une faille par laquelle s’engouffrer et corrompre le Primarque. Cette nouvelle position allait permettre aux entités du Warp de l’influencer.
Bien que glorifié par l’Empereur, Horus commence à glisser : il s’estime progressivement plus digne que son géniteur. Après tout, n’était-il pas le vrai artisan de la Grande Croisade ? Il menait le front tandis que l’Empereur restait à l’abri sur Terra avec son Conseil en plus de travailler sur un projet qu’il ne partageait avec personne… Pas même lui, son prétendu fils favori… Horus sombrait dans le jeu du Chaos de Warhammer 40K.
Les agissements d’Erebus, un membre des Word Bearers, la Légion de Lorgar, puni pour chercher à ériger l’Empereur en un Empereur-Dieu poussait le maître de guerre sur le chemin de la perdition. Ainsi, lors d’une campagne sur Davin, Horus est mortellement blessé… Et Erebus suggère de le soigner dans un temple hérétique lié aux Dieux du Chaos.
C’est là que le destin bascule. Le Warp utilise cette occasion pour manipuler à travers rêves, illusions et mensonges. Horus croit que l’Empereur trahit l’humanité, cherche à devenir un dieu, et qu’il faut le renverser pour sauver l’Imperium de Warhammer 40K. En échange de leur remettre l’Empereur, les 4 Dieux du Chaos promettent la Galaxie à Horus et sa Légion : la Black Legion.
L’Hérésie d’Horus : dix mille ans d’écho dans Warhammer 40K
Sous l’influence du Chaos, l’Hérésie d’Horus commence. Malgré la mise en garde de Magnus, l’Empereur refuse de croire à la déchéance de son Fils favori. Au contraire, il accuse le Primarque Psykers de corruption, ce qui pousse ce dernier à rejoindre le maître de guerre. Horus rallie ainsi à sa cause huit autres légions : ceux de Fulgrim, de Mortarion, d’Angron, de Magnus, de Perturabo, de Lorgar, d’Alpharius et Omegon, de Konrad Curze.
L’Hérésie d’Horus ne dure que sept ans, mais ses conséquences définissent l’univers de Warhammer 40K pour les millénaires à venir. À partir du massacre d’Istvan III, la guerre est totale. Des mondes sont brûlés, des civilisations éradiquées et surtout, les frères Primarques se retournent les uns contre les autres : certains y laissent la vie. Terra elle-même devient un champ de bataille lors du Siège du Palais. Et l’Empereur n’a d’autre choix que de se lancer lui-même contre Horus à bord de son Vengeful Spirit.
Les puissances du Warp ont fait d’Horus un être encore plus puissant que son Père. D’ailleurs, ce dernier ne parvient à le vaincre que grâce à une brèche qui lui a laissé le sacrifice de Sanguinus. Malgré tout son pouvoir, Horus est donc défait… l’Empereur a oblitéré son âme pour l’empêcher d’être ressuscité, tandis que lui-même y laisse sa forme physique. Depuis, il reste cloué au Trône d’Or.
Si Horus est vaincu, son héritage persiste à travers le monde de Warhammer 40K. Les Space Marines du Chaos continuent d’envahir la Galaxie, parfois guidés par les Primarques déchus restants. Horus est remplacé par l’un de ses fils : Abaddon Ezekyle, dit Le Fléau qui lance des Croisades Noires contre l’Imperium…



