Wares Blade, un monument de l’histoire des jeux de rôle nippon arrive enfin en occident. Plusieurs décennies après sa sortie originale, le jeu mêlant fantasy et mécha arrive dans une version occidentale officielle.
Après sa naissance américaine, le JDR s’est propagé à travers le monde. L’Europe et l’Asie d’abord, et si beaucoup dans le premier créent des systèmes de fantasy sous d20 où il faut dépasser un seuil de réussite, en Extrême Orient, on préfère d’autres moteurs de jeu.
Une relique des premières années des TTRPG
Wares Blade en est un exemple, même au sein des jeux nippons. En effet, plutôt que de reprendre les dés à six faces, il fonctionne avec des d10. Son système affiche clairement son âge, cependant : bien que dynamique et cinématique, il est aussi très granulaire. On y retrouve l’abondance de formules spécifiques reposant sur une poignée d’attributs à chaque aspect du jeu comme les techniques magiques ou encore le pilotage de Wares dans des environnements précis.
Au sujet du monde de Wares, il est aussi assez unique. Il mélange ainsi un monde de fantasy à la Chronique de la Guerre de Lodoss, la référence de l’époque au Japon, avec les robots géants. On peut comparer son esthétique à certains opus de la série Final Fantasy, mais personnellement, j’y vois plus du Xenogears, y compris dans le design. Les illustrations ont le charme des animés d’antan pour les nostalgiques.
Les méchas s’appellent les Wares et ils donnent son nom au jeu. Les mécaniques considèrent la différence de taille et de puissance entre un humain et un mécha. Ainsi, les dégâts causés par une machine à un humanoïde sont multipliés par 10 ! Cette puissance n’est pas gratuite, cependant : piloter un Ware est un privilège qui demande de l’apprentissage et une acclimatation de la part du contrôleur. Elles sont d’autant plus difficiles en fonction de la qualité du Ware. En jeu, ceci débouche sur des jets qui peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves en cas d’échec.
Le monde et les personnages de Wares Blade
Wares Blade dispose aussi d’un cadre unique : Ahan. Le livret de base présente ce monde avec sa géographie, son histoire et sa culture. Contrairement à ce que les jeux font habituellement, les créateurs de Wares ont pris la peine d’inventer des unités de mesure pour le temps et les distances. Si ce n’est ni indispensable, ni pratique, il s’agit du genre de détails qui ajoute de l’immersion à un titre.
Les PJ de Wares sont tous des humains, appelés Maverick. Ils ont le choix entre cinq classes inspirés des classiques de la fantasy et qui se développent à travers un système de compétences. Aussi bien les réussites que les échecs contribuent au murissement des personnages. La magie, comme le pilotage de mécha, offrent de grandes avantages, mais présentent aussi des risques élevés.
Des aperçus de tous ces systèmes sont disponibles dans le PDF d’une cinquantaine de pages disponible gratuitement sur la page de la campagne de financement du jeu. Cette traduction de Wares Blade par Lion Wing est ainsi en financement sur Kickstarter jusqu’au 19 septembre pour une livraison en mai 2026.

