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Dragonlance : l’univers épique qui a marqué l’histoire de Donjons & Dragons

Dragonlance a fortement marqué le public de Donjons & Dragons depuis les années 80 à aujourd’hui.
Source : Wizards of the Coast

Dragonlance a fortement marqué le public de Donjons & Dragons depuis les années 80 à aujourd’hui. Pourtant, malgré son statut culte et son succès, cet univers d’heroic fantasy est aussi au cœur de nombreux tumultes.

Quand on parle de DnD, on l’assimile souvent à deux univers. D’une part Les Royaumes Oubliés, pour les plus jeunes avec Drizzt ou Baldur’s Gate, et d’autre part, Greyhawk, pour les plus anciens qui ont suivi les pas de Gygax. Mais entre les multiples univers créés par des tiers, un monde se démarque par son impact sur DnD, mais aussi sur la fantasy.

Dragonlance : un monde de fantasy où les dragons règnent

Lancé en 1984, il existe aussi la saga Dragonlance ou Lancedragon en français. TSR, l’éditeur de Donjons & Dragons visait alors à développer ses productions et lance un concours pour un scénario. Les auteurs Margaret Weis et Tracy Hickman proposent le leur : un projet d’envergure qui concerne non seulement des modules pour le TTRPG, mais aussi des sagas de romans et bien plus. Et ce grâce à de nombreux contributeurs qui écrivent sur un seul univers.

Le cœur de Lancedragon, c’est le monde de Krynn, avec son continent d’Ansalon. On y trouve tous les ingrédients classiques de la fantasy : royaumes humains, peuples elfiques, nains, ordres chevaleresques et puissants sorciers. En plein boom du genre, l’univers et ses récits conquièrent le public qui en découvre de plus en plus au fil des douzaines d’ouvrages publiés par TSR.

Dragonlance

Mais ce qui distingue Dragonlance, c’est la place centrale donnée aux dragons, aux dieux et à l’adaptation de concepts issus de Donjons & Dragons. Les monstres ailés dominent le lore de Krynn. Ils se répartissent en couleurs suivant la classification dans DnD avec les métalliques et les chromatiques. Certains sont bons, d’autres sont mauvais.

Les dragons sont des créatures quasi divines dans le monde de Lancedragon. Liés au triangle de l’alignement et les divinités qui y sont affiliés, les conflits entre eux sont particulièrement épiques. D’ailleurs, terrasser un dragon ne se résume pas à tuer une bête. En dehors de la magie, seuls les éponymes lancedragons peuvent les anéantir entre les mains des humains.  

Une œuvre par des passionnés et pour des passionnés 

En plus des dragons, le monde de Krynn compte aussi de nombreuses factions. Entre autres, les chevaliers solamniques et l’Ordre de la Haute Sorcellerie et le Conclave des Magiciens. Les protagonistes des différentes sagas évoluent entre les conflits, les intérêts des factions dont ils sont parfois issus, en plus des interactions divines. Les premiers étaient un groupe d’aventuriers, pas si différents des Vox Machina, finalement.

Et cette comparaison se tient. En fait, comme les Vox Machina ou encore le groupe de Lodoss, ces protagonistes n’étaient autres que les joueurs de Margaret Weis. Si les péripéties et le monde parlent de Dragonlance parlaient autant aux rôlistes, c’est parce qu’ils étaient les créations d’autres rôlistes tout aussi passionnés. D’ailleurs, il arrivait que Weis ne soit pas satisfaite des créations des autres auteurs, ceux-ci n’aimant pas forcément DnD et ça se ressentait dans leurs travaux.

Les romans Lancedragon connaissent un succès immédiat, même auprès de personnes qui n’ont jamais jeté un seul d20. Ainsi, pour TSR, c’est aussi l’occasion de produire des produits dérivés. Krynn devient un nouveau cadre de campagnes pour Donjons & Dragons et le System SAGA. Et c’est un cadre dynamique qui se développe au fil des modules en fonction des dizaines de romans écrits autour de celui-ci.

De la disparition de Dragonlance à son retour en 5e édition

Mais Dragonlance, ce n’est pas toujours une histoire glorieuse. En effet, si les modules et les sagas séduisent globalement le public en dehors de certaines critiques isolées, les jeux vidéo et les adaptations animés eux laissent à désirer. Heroes of the Lance a la réputation d’être l’un des pires, sinon le pire produit vidéoludique de l’ère TSR. Il a figuré dans le premier épisode du JdG sur les RPG.

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Dans l’ère Wizards et Hasbro, à la fin des années 90, Lancedragon persiste sous le contrôle de ses créateurs grâce à une licence accordée. Ainsi, les lecteurs retrouvent toujours en rayon de nouveaux romans, du moins jusqu’en 2007. Comme de nombreux mondes alternatifs, il tombe dans le silence pendant des années.

C’est la cinquième édition qui permet le retour de Dragonlance. Aux côtés de Spelljammer, le monde sci-fi spatial de DnD, l’univers draconique des années 80 refait surface en 2022. La campagne L’Ombre de la Reine des Dragons ramène les joueurs dans le monde de Krynn où les attendent de nombreux dangers et surtout la rencontre avec les dragons. Les fans apprécient non seulement le retour de l’univers, mais aussi le contenu de l’aventure. L’Ombre de la Reine Dragon se démarque pour ses scènes fortes en action.

De plus, il s’accompagne d’un jeu de plateau/wargame, Dragonlance : Warriors of Krynn qui est compatible. En combinant les deux, les joueurs ont l’expérience complète de l’affrontement contre les forces draconiques maléfiques. Malgré le succès acclamé par les fans, le grand retour de Lancedragon n’a pas manqué de péripéties.

Dragonlance

Les déboires d’une nouvelle adaptation…

En effet, 2022 était aussi l’année de lancement d’une nouvelle trilogie de romans par les auteurs. Mais cette série n’a vu le jour qu’après un litige légal avec WotC qui avait signé le contrat pour la publication en 2017 avant de tenter de se rétracter en 2020. La plainte des auteurs a finalement été retirée et les romans annoncés.

Ce n’est pas le seul projet maudit impliquant la licence Dragonlance. Margaret Weis, Tracy Hickman et Joe Manganiello devaient travailler sur une adaptation en série télévisée de l’univers de la saga, sans précision s’il devait s’agir d’une histoire originale ou d’une adaptation des romans par le studio eOne d’Hasbro. Cependant, avec les troubles traversés par ce dernier et les résultats box-office de L’Honneur des Voleurs, le studio a été vendu et la série annulée.

Dragonlance finalement est très proche de Donjons & Dragons. Tous les deux ont été des phénomènes du boom de la fantasy des années 80, mais malheureusement plombés par des projets ratés. La fanbase de Lancedragon demeure toutefois présente et attend encore de découvrir de nouvelles aventures, sous quelque forme que ce soit, sur les terres de Krynn.

Leurs vœux ont des chances de s’exaucer avec le contexte actuel. Entre le succès des séries Netflix adaptées de JDR et d’actual play, ainsi que le retour aux sources que réclame DnD 2024 avec sa collection d’aventures sur les dragons… Lancedragon pourrait être le prochain sur la liste…

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