Le Primarque Perturabo est une des nombreuses figures dramatiques de la franchise Warhammer 40K. Constructeur et combattant de génie, se sentant peu apprécié à sa juste valeur, il est ainsi tombé sous la coupe des forces du Chaos.
Les Primarques. Fils de l’Empereur de l’Humanité qui devaient façonner et guider ses Légions durant sa Grande Croisade, leur déchéance est en grande partie à l’origine de l’horreur et de la guerre incessante qui caractérise le futur grimdark du XLIe millénaire.
De son enfance à l’unification d’Olympia : les premières années de Perturabo
L’enfant sauvage d’Olympia
En effet, après avoir réunifié Terra, l’Empereur se lance dans le projet fou d’en faire de même avec la Galaxie. Pour l’aider dans cette tâche et pour gérer l’Empire qui devait en naître tandis qu’il s’attaquait à d’autres problèmes, il se crée des « fils » en combinant la technologie et la magie du Warp. C’est ainsi que naissent les fameux Primarques de Warhammer 40K, dont Perturabo.
Les plans de l’Empereur parviendraient à terme à isoler le plan matériel du Warp. En conséquence, les 4 Seigneurs du Chaos, ne voulant pas le laisser atteindre ses objectifs, sabotent l’expérience. Ils dispersent ses fils à travers la galaxie. Un seul serait resté sur Terra : Alpharius, mais la certitude ne l’est jamais avec les jumeaux.
Quant à Perturabo, il arrive sur l’un des Mondes Civilisés de Warhammer 40K : Olympia. Une planète plutôt prospère donc, mais aussi une cité-État. La rivalité entre les élites a conduit à la mise en place d’une culture de la guerre où les forteresses et autres constructions défensives sont le cœur des stratégies. Une philosophie qui influencera le Primarque et sa Légion, les Iron Warriors.
L’adoption par Dammékos
Mais pour l’instant, Perturabo n’est encore qu’un enfant. Il grandit seul pendant plusieurs mois dans la région du Plateau de Chaldicée. Ses compétences physiques et mentales accrues lui avaient permis de survivre contre les éléments et les bêtes jusqu’à ce qu’il se rende dans la cité-Etat de Lochos.
Son aptitude naturelle à manier le fer est telle que Perturabo est adopté par le tyran qui règne sur la cité-Etat, Dammékos. Sa fille Calliphone est toutefois la seule dont Perturabo se rapproche. Il passe alors les années qui suivent à s’instruire, à imaginer, à concevoir et à construire, isolé dans sa tour. Son talent lui vaut l’admiration des habitants de Lochos, mais aussi la jalousie des autres tyrans : il échappe à de nombreuses tentatives d’assassinat et devient excessivement distant et méfiant.
La galaxie de Warhammer 40K est caractérisée par l’omniprésence de la guerre et le Monde de Perturabo n’est pas une exception. Comme beaucoup de ses frères Primarques, il parvient à unifier le monde où il grandit. Avec son soutien et son génie à abattre les défenses des cités-Etats fortifiées, la conquête planétaire de Dammékos avance à grands pas.
Perturabo durant la Grande Croisade de Warhammer 40K
L’arme de siège ultime
C’est à cette époque que Perturabo rencontre son père. Il reconnaît instinctivement l’Empereur qui le félicite pour ses exploits. Le Primarque lui jure fidélité pour sa Grande Croisade et Perturabo devient le Seigneur de Fer de l’Empire.
À partir de là, il prend la tête de la IVe Légion, les Iron Warriors à la devise « Iron Within, Iron Without ». Durant la Croisade, la Légion est à l’image de leur père : dure, froide, mais aussi efficace. Elle s’illustre notamment pendant la campagne de l‘Amas de Meratara, mais aussi à Badoon.
La Grande Croisade pose aussi les bases de ce qui allait devenir l’événement central de Warhammer 40K, pour Perturabo, c’était sa rivalité avec Rogal Dorn. Comme lui, le Prétorien, comme il était surnommé, est un spécialiste des fortifications, mais si les Iron Warriors sont faits pour les détruire, les Imperial Fist les créent. Ils ont construit ceux de la forteresse de Terra.
Progressivement, Perturabo et sa Légion s’isolent de leurs frères d’armes. Son comportement et ses tactiques font qu’il est aussi peu apprécié et peu respecté de ces derniers. Mais plus que l’appréciation des autres Primarques, ce qui manque à Perturabo, c’est celle de l’Empereur. D’ailleurs, il faisait partie de ceux qui n’ont pas assisté au Triomphe d’Horus Lupercal et son accession au titre de Maître de Guerre.
Le génocide d’Olympia et la déchéance de Perturabo dans Warhammer 40K
La période qui suit est difficile pour le Seigneur de Fer. Sa fierté déjà blessée par la promotion d’Horus est d’autant plus ébranlée par un échec militaire désastreux dont il était le principal acteur. Il met sur le compte de l’Empereur et sur l’un de ses Space Marines, Dantioch. L’ultime coup de massue pour Perturabo est la nouvelle de la rébellion d’Olympia contre l’Imperium, un crime très grave dans le monde de Warhammer 40K.
À la tête de la IVe, le Seigneur de Fer se rend sur sa planète. Les Iron Warriors se montrent impitoyables et dignes de leur accomplissement, les cités se rendent ou tombent les unes après les autres, jusqu’à Lochos. Et c’est là que Perturabo fût mis pour la première fois face à ses erreurs : Calliphone, la fille de Dammékos l’attendait.
L’Hérésie de Perturabo : le seul rebelle sain d’esprit
Sa sœur adoptive le dénonce pour le tyran qu’il est et pour toutes les horreurs commises. Furieux, il finit par la tuer. Acte qu’il regrette et qui finit de le briser. En parallèle, l’Hérésie d’Horus avait commencé et Perturabo rejoint les rangs des traîtres à l’Empire de Warhammer 40K. À Istvan, les Iron Warriors bombardent sans distinction et leur Primarque repart avec le marteau tonnerre de Ferrus Manus comme trophée.
Tout au long de la Guerre civile, Perturabo et ses Marines se démarquent toujours par leur efficacité. D’ailleurs en comparaison à Horus, Fulgrim et Angron qui se perdent de plus en plus aux forces du Chaos, il en devient parfois la seule voix de la raison. Il est le fer de lance face aux défenses de Rogal Dorn et arrive à faire parvenir les rebelles jusqu’à Terra et jusque dans le Palais de l’Empereur.
Perturabo est la clé qui permet au Maître de Guerre d’arriver dans le Palais. Mais face à la folie de ses frères renégats, le Seigneur de Fer comprend que la victoire est perdue, il se retire finalement du Siège de Terra. Horus fût vaincu, au prix de la vie de Sanguinus et de l’Empereur. Perturabo s’en était sorti vivant et plus tard, il reçut même une récompense des Seigneur du Warp.
Que devient Perturabo, le Prince-Démon ?
Perturabo obtient le statut de Prince-Démon et le monde de Médrengard au sein de l’Œil de la Terreur. Plus de 10 millénaires plus tard, il fait son grand retour après avoir planifié des siècles durant. Le monde a changé : seul Guilliman mène encore l’Empire, la treizième croisade noire d’Abaddon a fait tomber Cadia, l’Imperium est déchiré par la Grande Faille et si la Porte Cadienne tient bon, elle est plus fragile que jamais.
Dans la nouvelle extension de Warhammer 40K, Eye of Terror – Le Règne de Fer, on découvre que la faire tomber est la première étape du plan de Perturabo pour faire tomber l’Imperium. Ses Iron Warriors se lancent à son assaut dirigé par le Forgeguerre Kravek Morne. Le Primarque des Iron Warriors pourrait donc être le prochain fils de l’Empereur à avoir droit à un modèle jouable.

