Fulgrim, le Phénicien, est le Primarque de la IIIe Legiones Astartes, les Emperor’s Children de Warhammer 40K. Conçu comme une incarnation de la grâce et de la quête de perfection, son histoire est celle d’une ascension suivie d’une chute pour finir sous la coupe de Slaanesh.
Suite à l’unification de Terra, l’Empereur de l’Humanité met en place le projet de la Grande Croisade. Une campagne galactique dans le but de restaurer l’Empire spatial que les hommes avaient perdu avant les âges sombres. Une entreprise qui allait demander l’aide des meilleurs alliés possibles.
La jeunesse sur Chemos et la rencontre avec l’Empereur
Un monde au bord de l’extinction
Pour poursuivre son rêve de la Grande Croisade, l’Empereur projette de se créer des « Fils », les Primarques. Ces alliés, les Primarques, étaient des êtres surhumains destinés à diriger les Légions Astartes et à servir de généraux et de symboles de l’Imperium naissant, chacun incarnant une facette du génie de l’Empereur.
Fabriqués dans un laboratoire caché dans les montagnes de l’Himalaya par une combinaison d’une technologie en avance sur son temps et de magie du Warp, ces êtres surhumains ont été éparpillés à travers les mondes de la galaxie par les Dieux du Chaos
Comme tous les Primarques, Fulgrim arrive su l’un des mondes habités de la Galaxie de Warhammer 40K. Sa capsule s’écrasa sur Chemos, une planète minière qui prospérait autrefois mais qui avait sombré dans l’agonie et la ruine. En effet, les ressources naturelles étaient presque totalement épuisées.
Les ressources naturelles étaient presque totalement épuisées. Les anciennes cités-usines survivaient difficilement grâce au recyclage permanent des matériaux, tandis que la population vivait sous un strict rationnement. Chaque habitant devait travailler sans relâche pour repousser l’inévitable effondrement de la civilisation.
C’est dans cet environnement austère, mais pas unique dans le grimkdark de Warhammer 40K, que le jeune Fulgrim grandit. Très tôt, l’enfant montra des capacités exceptionnelles qui ne firent que s’accentuer avec le temps. Et là où d’autres se contentaient d’accomplir leur tâche, lui cherchait constamment à améliorer les méthodes de production, à optimiser l’organisation des ateliers et à perfectionner chaque objet fabriqué.
Pour le jeune Primarque, rien ne devait être simplement fonctionnel. Tout devait être parfait. Et cette philosophie allait le suivre à l‘avenir, conduisant à la fois à sa gloire, mais aussi à sa ruine.
Fulgrim, le sauveur de Chemos
Pour l’heure, Fulgrim restait un habitant de Chemos parmi d’autres. En atteignant l’âge adulte, ses aptitudes lui permettent de prendre rapidement des responsabilités au sein des cités industrielles de Chemos. Et grâce à son intelligence hors norme et à son sens de l’organisation, il réforma les chaînes de production. Ainsi, améliora les techniques minières et rationalisa la distribution des ressources.
Grâce à Fulgrim, le monde de Chemos connût peu à peu une renaissance. La planète retrouva une prospérité que ses habitants pensaient perdue à jamais. Les cités recommencèrent à commercer entre elles, les famines reculèrent et l’espoir revint auprès des habitants de la planète.
Mais malgré son statut auprès des habitants de Chemos, Fulgrim ne s’imposa jamais comme un des nobles tyranniques qui pullulent dans le monde de Warhammer 40K. Comme son frère Sanguinius le faisait sur Baal, il dirigeait par l’exemple et la proximité avec les siens. Ainsi, le Primarque travaillant aussi dur que les ouvriers qu’il commandait.
Cette proximité avec son peuple lui valut une admiration immense. Fulgrim parvint ainsi à ramener la prospérité à son peuple, mais aussi à unir le monde de Chemos sous son contrôle. Et lorsqu’il acheva l’unification de Chemos, beaucoup voyaient déjà en lui le plus grand dirigeant que la planète ait connu.
Les retrouvailles avec l’Empereur
C’est à cette époque que l’Empereur arriva sur Chemos durant la Grande Croisade. Fulgrim comprit immédiatement que son destin dépassait celui de son monde natal. Contrairement à certains de ses frères, il accepta sans hésitation de rejoindre son père. En bon dirigeant, avant son départ, il s’assura néanmoins que Chemos puisse poursuivre son développement sans lui.
Sur Terra, L’Empereur lui confia alors le commandement de la IIIe Légion de Warhammer 40K, ceux qui allaient plus tard se faire appeler les Emperor’s Children. Cette rencontre allait changer à jamais le destin de Fulgrim.
En fait, le Primarque, fidèle à sa quête, voulait maintenant devenir digne de l’Empereur en atteignant la perfection absolue. Pour cela, il allait aussi faire de sa Légion la meilleure parmi celles de tous ses frères.
Fulgrim et les Emperor’s Children pendant la Grande Croisade de Warhammer 40K
La IIIe, une Légion à reconstruire
Mais un obstacle se dressait sur son chemin. Lorsque Fulgrim retrouva ses Fils pour la première fois, ceux-ci avaient un problème. La IIIe Legiones Astartes traversait en effet une période particulièrement difficile. Comme leurs cousins des Thousand Sons qui étaient victimes d’une grave déficience génétique, les Emperor’s Children étaient peu nombreux.
Un accident avait fait qu’il ne restait plus que deux cents guerriers au sein de la Légion. Avec un nombre aussi réduit, Fulgrim savait qu’il ne pouvait pas réaliser la vision de l’Empereur pour le monde de Warhammer 40K, notamment face aux Luna Wolves d’Horus Lupercal.
Mais loin de se décourager, le Primarque de Chemos y voyait un défi. Pour lui, c’était un moyen de faire ses preuves. Il avait réussi à redresser Chemos, il pouvait redresser cette Légion. Il entreprit de reconstruire entièrement la IIIe Légion en une décennie. Des nobles issus des mondes conquis, de Terra et de Chemos venaient progressivement renforcer les rangs des Fils de Fulgrim.
Dix ans plus tard, les Emperor’s Children font partie des meilleures Légions et une relation amicale lie Horus et Fulgrim. De plus, sous le commandement de ce dernier, la Légion ne faisait pas que perfectionner les pratiques martiales. Chaque Space Marine de la IIIe fut encouragé à rechercher l’excellence dans tous les domaines : la stratégie, le combat, la diplomatie ou encore la maîtrise artistique.
Progressivement, Fulgrim avançait vers on objectif. Les Emperor’s Children ne devaient pas seulement être de grands guerriers. Ils devaient devenir les meilleurs représentants de l’Humanité. Leurs tenues iconiques les démarquaient aussi. C’est ainsi que le Primarque reçut d’ailleurs son surnom, le Phénicien.
L’idéal de Fulgrim, la quête de la perfection des Emperor’s Children
Cette quête de la perfection démarque Fulgrim et ses fils des autres Légions de Warhammer 40K. Pour le Phénicien, la perfection ne restait pas qu’un objectif, elle devenait un devoir. Il exigeait donc énormément de lui-même comme de ses fils, comme il le faisait jadis avec les ouvriers de Chemos. La moindre erreur était étudiée afin de ne jamais être reproduite. Chaque victoire devait être plus éclatante que la précédente.
Cette exigence permit aux Emperor’s Children d’acquérir une réputation exceptionnelle pendant la Grande Croisade. Leur discipline et leur efficacité impressionnaient autant leurs alliés que leurs ennemis.
L’amitié avec Ferrus Manus
Le Phénicien s’entendait plutôt bien avec tous ses frères, malgré quelques piques. Ceux-ci respectaient ses aptitudes de duellistes ainsi que l’efficacité de sa Légion. Cependant, parmi tous les Primarques, Fulgrim entretenait une relation particulièrement forte avec Ferrus Manus, maître de la Xe Légion de Warhammer 40K, les Iron Hands. Les deux frères partageaient un immense respect mutuel et c’est d’ailleurs Fulgrim qui avait donné son surnom de « La Gorgone » à Ferrus Manus.
Chacun appréciait les qualités de l’autre. Ferrus admirait donc le talent artistique de Fulgrim, tandis que Fulgrim respectait le génie technique de Ferrus. Ils s’offrirent donc en cadeau des armes préparées par leurs soins. Le Phénicien créa le marteau Brise-Forge pour la Gorgone et en retour celui-ci lui avait fait l’épée Lame de Feu. Ces armes scellaient leur amitié.
Cette amitié comptait parmi les plus sincères de toute la fraternité des Primarques. Emperor’s Children et Iron Hands, menés par leurs Primarques, ensemble ou avec d’autres Légions menaient la Grande Croisade de l’Empereur à travers toute la Galaxie. Fulgrim et Ferrus Manus soutenaient aussi l’élévation d’Horus au rang de Maître de Guerre, contrairement à certains de leurs frères, sans savoir que ceci allait affecter leur vie et le futur de Warhammer 40K.
La corruption de Fulgrim
La campagne contre les Laeran et l’épée démoniaque
Au fil de la Grande Croisade, les Emperor’s Children s’imposèrent comme l’une des Légions les plus prestigieuses au service de l’Imperium. Le Phénicien et ses fils continuaient pourtant leur poursuite insatiable de la perfection. Et cette recherche de l’excellence devint une obsession. Fulgrim ne supportait plus l’imperfection. C’est dans cet état d’esprit que la IIIe Légion fut envoyée contre le monde xénos de Laeran peu de temps après le triomphe d’Horus.
Les Laer constituaient une civilisation xénos décadente aux yeux de l’Imperium. Mais comme les Emperor’s Children, eux-aussi poursuivaient une quête de la perfection. Les xenos serpentins furent finalement vaincus après une campagne sanglante menée par les Emperor’s Children.
Au cœur de l’un de leurs sanctuaires, le Primarque trouva une arme singulière, une épée d’une beauté fascinante. Fulgrim et ses frères, comme la majorité des humains de Warhammer 40K ne savaient rien du Chaos. Il ne connaissait pas la véritable nature de l’arme, mais il décida de la conserver.
En fait, l’arme trouvée sur le monde des Laer abritait un démon majeur de Slaanesh, le Dieu du Chaos de l’excès. Elle commençait à affecter l’esprit du Phénicien. Au début, son influence demeura presque imperceptible. Tout au plus elle nourrissait l’orgueil déjà présent dans l’esprit du Primarque.
Puis, peu à peu, Fulgrim exacerba son mépris pour l’imperfection. Et son intérêt pour les arts glissa progressivement vers la recherche d’émotions extrêmes. Sans même s’en rendre compte, les Emperor’s Children commençaient à suivre la voie de Slaanesh. Le noble Fulgim était déjà corrompu lorsque le bouleversement ultime du lore de Warhammer 40K arriva : l’Hérésie d’Horus.
Un rebelle aux côtés d’Horus et la rupture avec l’Imperium
Lorsque Horus fut corrompu par le Warp à son tour, il approcha tout de suite le Primarque de la IIIe Légion afin de lui proposer de se joindre à sa cause. Au départ, le Phénicien refusa de trahir l’Empereur et l’Imperium. Mais l‘influence de l’épée amplifiait ses frustrations et son orgueil. Elle finit par le convaincre de rejoindre la rébellion.
Isstvan V et le meurtre de Ferrus Manus
Lorsque la rébellion éclate Fulgrim tente de joindre son meilleur ami à la cause des renégats. Ainsi, le Phénicien alla voir Ferrus Manus sur son vaisseau, le Fist of Iron pour lui proposer de se joindre à lui. La Gorgone refusa. Il brisa Lame de Feu avant de se faire assommer par Brise-Forge. Plutôt que d’achever son frère, Fulgrim quitta le vaisseau. Ils allaient se retrouver ailleurs pour l’affrontement final.
La corruption du Phénicien et de la IIIe Légion avançait elle aussi. Certains de ses fils étaient devenus les premiers Kakophoni ou Marines du Vacarme tandis que Slaanesh prit possession de l’âme du Primarque. Cette transformation sera décisive pour le duel qui allait se jouer sur Isstvan V.
Isstvan V était un piège orchestré par les traitres de Warhammer 40K et où Fulgrim affronta Ferrus Manus pour la seconde fois. Cette fois armée de Lame de Feu, Ferrus refusa encore de rejoindre la trahison malgré les moqueries du Phénicien portant Brise-Forge. Les deux Primarques s’affrontèrent avec une violence inouïe, le premier duel opposant deux demi-dieux de l’Impérium.
C’est ici que l’épée démon des Laers joue son rôle clé. D’abord, elle permet à Fulgrim de trancher l’armure de Ferrus Manus, puis de lui porter le coup de grâce en décapitant le Primarque des Iron Hands. Mais surtout, lorsque le Phénicien est pris de remords face à ses actions, l’épée finit de le corrompre entièrement et le démon prit possession du Primarque de la IIIe.
L’ascension de Fulgrim au rang de Prince Démon de Slaanesh
Après Isstvan V, les Emperor’s Children suivirent leur Père dans la déchéance et sombrèrent dans la dépravation. Quant à Fulgrim, s’il finit par reprendre le contrôle de lui-même sur la créature du Warp, il embrassa pleinement la corruption de Slaanesh et devint l’un des Prince-Démon de Warhammer 40K.
Comme ses frères corrompus Magnus, Angron et Mortarion, son apparence changea. Pour Fulgrim, il devint un être serpentin colossal. Une apparence proche de celle des Laers qui ont amené à sa chute. Pour lui, cette métamorphose représentait l’aboutissement de sa quête de perfection, désormais inaccessible aux mortels de l’Imperium.
Mais la corruption de Slaanesh affectait aussi la capacité martiale qui faisait la renommée de Fulgrim et de la IIIe. En effet, sous l’autorité de leur Primarque démoniaque, les Emperor’s Children délaissèrent les objectifs militaires pour rechercher des sensations extrêmes au grand damne d’Horus. Fulgrim lui-même dut être amené de force par Perturabo afin de participer à la bataille décisive pour Terra.
Mais en vain. La dégénérescence de la IIe Légion atteignit son paroxysme lors du Siège de Terra. Ainsi, au lieu d’attaquer le Palais Impérial, les Marines de Fulgrim préférèrent piller le Monde Trône et massacrer les civils. Cette perte de discipline affaiblit le camp d’Horus au moment crucial de l’Hérésie. Avec la mort d’Horus, les rebelles perdent le siège.
L’héritage de Fulgrim dans Warhammer 40K
Après la défaite du Maître de Guerre, Fulgrim se retira dans l’Œil de la Terreur. La IIIe Légion quant à elle se fragmenta, mais l’influence du Phénicien demeure et il allait rapidement revenir. Afin de nettoyer ce qui restait des renégats, Roboute Guilliman et les Primarques loyaux restants lancent la Purge à travers la Galaxie.
Le Primarque des Ultramarines finit par retrouver celui des Emperor’s Children plus d’un siècle après le siège de Terra. D’abord sur Xolco, Roboute et ses hommes repoussent Fulgrim et les siens. Le Maître d’Ultramar affronte donc son frère à bord du vaisseau du Phénicien. En dépit de ses capacités martiales, Roboute s’avère moins bon bretteur que son frère corrompu : il est grièvement blessé par l’épée démon. Cette blessure l’oblige à rester dans un coma sur Macragge pendant 10 millénaires.
Durant le millénaire qui suit, Fulgrim reste actif à travers le monde de Warhammer 40K. Il revient notamment sur Isstvan III où l’attendait Rylanor, dit l’Ancien, ce dreadnought des Emperor’s Children était resté fidèle à l’Imperium et espérait emporter son Primarque avec lui au moyen d’une bombe virale. Complètement humilié par Fulgrim, Rylanor parvint cependant à blesser sa fierté.
Au retour de Guilliman en tant que « Fils Vengeur », le Prince-Démon de Slaanesh le nargue. Il tente de le corrompre, lui rappelle qu’il est là et qu’il reviendra pour lui. Fulgrim reste donc une entité bien présente au sein du XLIe millénaire.
Clonegrim, et si Fulgrim n’avait pas été corrompu…
Comme ses frères au service des Dieux du Chaos, Fulgrim possède déjà une miniature pour les tables de jeu. Lui et ses Emperor’s Children ont d’ailleurs été les derniers à recevoir leur Codex officiel. Cependant, les fans parlent aussi de la possibilité d’une alternative dans le futur : une miniature de Fulgrim, mais pour les Spaces Marine loyalistes.
En effet, un rebondissement survint avec Fabius Bile, qui créa un clone parfait de Fulgrim. Cette incarnation possédait les qualités du Primarque d’avant sa chute. Bile choisit finalement de s’en séparer pour ne pas reproduire les erreurs du passé. Ainsi, le clone fut finalement échangé à Trazyn l’Infini sur Solemnace.
Cependant, si beaucoup de fans fondent des histoires et des théories autour de Clonegrim, son créateur a clarifié ses intentions et sa position. Josh Reynolds a donc précisé que le clone de Fulgrim n’est pas conçu comme un moyen de ramener un Phénicien loyaliste dans l’univers de Warhammer 40K. Josh ne coopère d’ailleurs plus avec GW, il est donc d’autant plus improbable que ce clone revienne sur le devant de la scène. Le clone reste donc, pour l’instant, l’un des plus célèbres « et si ? » du lore.


