The Secret of Weepstone, un nouveau RPG Dungeon Crawler et stylisé arrive sur PC en 2026. Plus que de s’inspirer de l’esthétique des premiers jeux de rôle papier, il est une lettre d’amour à ce style d’aventure.
Le lancement de Donjons & Dragons en 1974 a été un phénomène culturel ludique. En plus d’avoir lancé le phénomène du jeu de rôle papier, il a aussi inspiré d’autres domaines tels que la littérature, l’animation ou encore les jeux vidéo. C’est ainsi que l’on a créé le genre vidéoludique du RPG.
« Une lettre d’amour au Donjons & Dragons des années 70-80 »
De Final Fantasy à TheWitcher, en passant par Fear and Hunger et les Shin Megami Tensei, tous trouvent leurs bases mécaniques dans le jeu de TSR bien qu’ils ont tous apporté leur touche personnelle. The Secret of Weepstone rend hommage à cet héritage. Annoncé cette semaine pour une sortie prévue en 2026, il s’agit d’un CRPG Dungeon Crawler produit par Talesworth Game Studios et édité par DreadXP.
Il porte ouvertement ses inspirations : les modules D&D des années 70 et 80. Son trailer s’ouvre d’ailleurs sur un ouvrage qui imite la présentation des modules de l’époque, une carte, des crayons et des dés. Le contenu reprend la simplicité de ces livres, y compris l’utilisation d’illustration détaillées et stylisées en noir et blanc.
Sean Galey, créateur du jeu et Maître de Jeu confirmé en parle dans l’annonce du jeu. Comme beaucoup, il est nostalgique de ce style graphique qui faisait partie du charme de ces vieux ouvrages par rapport aux nouveaux artworks. C’est ainsi que de cette particularité, il a fait la base du jeu. Son rendu, bien qu’en 3D, résulte uniquement de dessins monochromes faits à la main et animés par endroit.
La prémisse de The Secret of Weepstone : un village, un donjon, une quête et …
Ainsi, dans The Secret of Weepstone les joueurs plongent littéralement dans une vieille aventure de Donjons & Dragons du style de Keep on the Borderland. Son cadre est le village de Weepstone. Un patelin paumé dans un monde de fantasy à l’ancienne avec de la magie mystérieuse et crainte, des gobelins, des kobolds et des villageois en péril. Ceux de Weepstone sont d’ailleurs désemparés.
En effet, s’il fût un temps où la petite bourgade était prospère, cet âge d’or est révolu. À présent quasiment oubliée et en décrépitude, elle touche maintenant le fond. Son seigneur, Lord Byron, souffre d’un mal étrange et surnaturel. Il est hanté par des rêves horribles remplis de rituels et de symboles occultes et il faut réagir. La source semble se trouver dans les méandres de la forteresse de Weepstone.
… des aventuriers, pas des héros
Mais ici, il n’y a pas de héros. The Secret of Weepstone reprend la philosophie des JDR à l’ancienne avec des personnages joueurs totalement lambda qui font d’abord ce qu’ils peuvent pour survivre. À la place d’engager des héros ou même des mercenaires, les villageois choisissent six d’entre eux pour explorer la forteresse, régler le problème et, idéalement, survivre.
La mort, comme dans les titres du style de Mörk Borg se réclamant de la vieille école, suit les personnages de près. D’ailleurs, le jeu joue là-dessus. L’équipe commence avec 6 personnages issus des rangs des villageois : paysans, vieil aventurier, hérétique…. Elle peut ensuite compter jusqu’à 8 membres quand d’autres arrivants la rejoignent. Et ils ne seront pas de trop, car l’aventure est particulièrement létale.
Si les aventuriers meurent, pas de panique. En effet, non seulement ils sont remplaçables grâce à l’abondance de nouvelles recrues, mais leur mort accorde un Mortal Favor. Cette bénédiction liée à chaque perso compense pour la mort des PJ. Elle augmente donc les chances de l’équipe de survivre aux dangers de la forteresse avec les trésors récupérés.
Ceux qui ont la chance de survivre peuvent donc récupérer du loot et de l’expérience. En conséquence, ils ont des opportunités de devenir plus forts pour affronter des défis d’autant plus dangereux jusqu’à arriver au fond de la forteresse. Il faut approcher le jeu comme un funnel et suivant le cycle porte – monstre – trésor des vieux JDR centrés sur les donjons.
Le moteur de The Secret of Weepstone : un dungeon crawler sous d20
Les mécaniques de The Secret of Weepstone reprennent aussi les bases de DnD, y compris la présence d’un pseudo MJ. Comme dans Baldur’s Gate 3, les actions se jouent au tour par tour en combat comme en dehors. Ensuite, les conséquences reposent sur des jets de dés.
Ainsi, les attaques, l’exploration, les discussions dépendent d’un jet de 1d20 contre un seuil de difficulté. Le dé est littéralement jeté à l’écran. Faire un 20 donne une réussite critique. Et éventuellement, les joueurs jettent un dé supplémentaire pour d’autres comptes tel que les dégâts des attaques.
Durant l’exploration, les équipes des joueurs peuvent croiser des ennemis comme les gobelins ou les squelettes. Les monstres ne constituent pas les seuls obstacles qui demanderont aux PJ de faire des jets et au joueur de raisonner puis de prendre des décisions. En effet, l’environnement ne manque pas de surprises et de dangers.
The Secret of Weepstone : rendez-vous à Pax West et puis en 2026
En plus des pièges qui se détectent par des jets de Sagesse, The Secret of Weepstone ne manque pas de puzzles. Les résoudre révèle les secrets cachés dans la forteresse. Bien qu’il est certain que le petit studio ne pourra pas atteindre le niveau de BG3, surtout avec ses configurations respectables, les aperçus disponibles ne permettent pas encore de déterminer s’il existe malgré tout une certaine liberté quant à la solution de ces énigmes.
Le jeu n’est pas encore jouable. Si la page Steam permet déjà de wishlist le jeu, il n’offre pas encore d’alpha, ni même de démo jouable. Il faudra attendre la fin du mois d’août 2025, au PAX West, du 29 août au 1er septembre, pour pouvoir le tester sur le stand de l’éditeur DreadXP. Malgré tout, la hype se ressent auprès de la communauté qui ressent la passion derrière ce projet indépendant et elle attend sa sortie en 2026.

