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Power Player : un joueur littéralement en puissance

Woman in Power Player

Le Power Player est un joueur qui a une idée précise dans sa manière de jouer. Il est souvent considéré comme un joueur problématique, mais quelles subtilités se cachent derrière ce terme ?  

Dans le monde des jeux de rôle, comme le veut le nom, les joueurs les plus fervents sont là pour le roleplay ou RP. On le met en opposition avec les joueurs ludistes dans la théorie LNS, comme si l’un excluait nécessairement l’autre.

Définition du Power Player

Définir le Power Player, comme n’importe quel archétype de joueur n’est pas une science exacte. Littéralement, un Power Player est intéressé par une chose : le pouvoir. Son but est de rendre son personnage le plus puissant possible en comparaison aux autres personnages (PNJ ou PJ).  

Pour cela, il compte sur tous les moyens mis à sa disposition. Souvent, ce sont les mécaniques du jeu, dont les statistiques ou l’équipement, et en cela, il se rapproche du Min-Maxer. Là où ils se différencient, c’est que le Power Player ne va pas nécessairement réduire les risques : il peut aussi compter sur l’accumulation des ressources ou des éléments narratifs.

Ces deux points peuvent le rapprocher du Grosbill, sauf que le Power Player ne va pas jusqu’à tricher ni abuser des failles dans le règlement pour arriver à ses fins. Il s’avère juste que tous les deux peuvent chercher à se retrouver sous les projecteurs. Ainsi, ils s’intéressent donc à l’histoire, mais pour raconter comment ils « gagnent » le jeu. 

Un style de jeu problématique

Les habitudes des Power Player : « gagner » avant tout au mépris du RP, de l’exploration ou du développement narratif du personnage font débat. Pour eux, leurs actions sont totalement valides, mais ils peuvent ne pas faire l’unanimité à la table. En soi, être Power Player n’est pas un problème, cependant, des conflits peuvent survenir.

Le risque principal est le déséquilibre. D’une part, c’est l’inégalité des forces, comme avec le Min-Maxer où en particulier en combat, un Power Player peut être trop efficace et décourager les autres joueurs. D’autre part, et probablement plus problématique, le Power Player peut trop s’investir dans sa quête de puissance. Il va alors aller jusqu’à empiéter sur la part de projecteur des autres personnages.

La conciliation, la meilleure des solutions

Malgré son potentiel statue en tant que perturbateur,  ce type de joueur n’a pas à être automatiquement barré de toutes le stables de jeu. Comme souvent, la discussion avant de jouer permet de mettre au clair les attentes de tout le monde. On peut ainsi déterminer si le Power Player pourrait trouver chaussure à son pied pour cette partie. 

Dans le cas de ce dernier, il fait preuve de certaine des caractéristiques d’un excellent rôliste. En particuliers, il montre un profond investissement dans le jeu. Que ce soit à travers son intérêt pour son PJ ou par son désir de comprendre le jeu, il apporte une grande contribution à la table.

Ainsi, des systèmes qui récompensent son approche de la création de personnage correspondraient à ses attentes. La 4e de DnD, le jeu de MCDM, GURPS ou Cyberpunk, dans une certaine mesure. Ces jeux qui proposent de customiser les PJ ont aussi beaucoup à lui offrir avec l’éventail d’option à sa disposition.

À l’inverse, d’autres types de jeux ne rentrent pas du tout dans ses considérations. Les JDR narratifs où les nombres sont rares voire inexistants et où il ne peut pas assouvir sa quête de puissance auraient peu d’intérêt pour un Power Player. Fate ou City of Mist ont encore du potentiel. En revanche, Good Society ou Horrifique où la force n’est pas un facteur ne pourraient pas le séduire. 

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